Présentation


Fournisseur d'Accès Internet enregistré à l'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes), l'association Aquilenet fournit du vrai Internet.

  • Accès ADSL non filtré, non bridé, non priorisé, de 512Kbps à 18Mbps, IPv4 et IPv6 fixes,
  • Accès VPN non filtré, non bridé, non priorisé, IPv4 et IPv6 fixes ou dynamiques,
  • Adresse mail,
  • Nom de domaine en perso.aquilenet.fr (et org,net,com),
  • Et tout ce que vous nous aidez à mettre en place !

Aquilenet se tient également à l'affût de l'actualité Internet, très riche en ce moment, et sensibilise ses adhérents et le grand public aux questions de neutralité, protection de vie privée, etc.

Aquilenet est l'un des membres fondateurs de la Fédération FDN (French Data Network).

Si vous souhaitez nous soutenir, vous pouvez bien sûr adhérer sans prendre un abonnement ADSL !

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Nothing to hide

Par Samuel Thibault le mardi 21 mars 2017, 20:50

SOIRÉE-DÉBAT Lundi 27 MARS à 20h30 à l'Utopia de Bordeaux

RIEN À CACHER ? REPRENONS LE CONTRÔLE DE NOS DONNÉES !

Organisée par l'association Aquilenet et la Ligue des Droits de l'Homme Gironde.
Projection de NOTHING TO HIDE suivie d'un débat avec François Pellegrini, professeur d'informatique, Université de Bordeaux, Pierre Grange Paderas, artiste hacker (Openbeelag.org), Jean-Claude Guicheney, président de la LDH Gironde, et des membres d'Aquilenet, Fournisseur d'Accès Internet associatif.
Achetez vos places à l'avance, à partir du Vendredi 17 Mars.

Un film sur la surveillance… et vous. Documentaire de Marc MEILLASSOUX et Mihaela GLADOVIC France/Allemagne 2016 1h26 VOSTF. Tourné en Allemagne, ainsi qu'en France, au Luxembourg, en Belgique et en Espagne, le film s'intéresse principalement à Berlin, connue pour être devenue la capitale des hackers et des lanceurs d’alerte après les révélations d’Edward Snowden. Lesquelles ont démontré que les données récoltées avec notre propre complicité par les entités privées telles que Facebook, Google, Whatsapp… (appelées aussi les GAFAM) servent de matière première à la surveillance de masse (programmes PRISM, Xkeyscore…).

Une réponse à ce dilemme a été notamment fournie par Eric Schimdt, le PDG de Google, et reprise allègrement depuis par beaucoup de politiciens : « si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ».

À cela, Edward Snowden a répondu à son tour :


« Affirmer que votre droit à la vie privée vous importe peu, car vous n’avez rien à cacher, c’est comme affirmer que votre liberté d’expression vous importe peu, car vous n’avez rien à dire. »

La logique du « rien à cacher » à l’ère du Big Data n’a encore jamais été interrogée. Éluder cette question nous empêche pourtant de répondre à une autre : quelle société sommes-nous en train de construire ? Nothing to hide interroge les implications de la surveillance de masse à travers une
vingtaine d’intervenants et cinq personnages centraux. Le protagoniste principal est un jeune artiste berlinois, jovial et sans histoires, qui pense n’avoir « rien à cacher ». Il accepte d’être surveillé durant trente jours sur son smartphone et son ordinateur.

Le film sera également disponible en Vidéo en Poche, apportez vos clés USB

Aquilenet co-signe une lettre aux législateurs européens

Par Anonymous le jeudi 16 mars 2017, 20:02

Paris, 16 mars 2017 — Aujourd'hui, plus de 25 réseaux communautaires et fournisseurs d'accès à Internet associatifs, soutenus par des organisations du monde entier, envoient une lettre aux législateurs européens. Alors que l'Union Européenne prépare une réforme majeure des législations sur les télécommunications, cette lettre formule plusieurs propositions afin de s'assurer de la pérennité du développement de ces initiatives citoyennes qui procurent une solution alternative, durable, démocratique à la gestion des infrastructures de télécommunications, pour parvenir aux objectifs des politiques publiques sur le haut débit.

Les réseaux communautaires sont des infrastructures construites dans une logique démocratique par des communautés et des organisations locales. Au vue des défauts des politiques actuelles - comme l'échec répété des acteurs du marché à répondre aux besoins des populations défavorisées dans les zones rurales et urbaines - les réseaux communautaires sont de plus en plus considérés comme « l'autre » manière de fournir un accès à Internet abordable Voir par exemple les discussions à l'Internet Governance Forum 2016, http://netcommons.eu/?q=content/cns-promoted-other-way-connectivity-igf2016.

Ils offrent actuellement bien plus qu'un accès à un Internet de haute qualité, en promouvant également l'engagement citoyen, la résilience, l’éducation, l'innovation et la base de notre souveraineté locale face aux grandes entreprises qui dominent l'économie du numérique (les principes sous-tendants ces initiatives sont résumées dans la Déclaration de Guadalajara). Particulièrement en Europe, on constate une croissance continue des initiatives fédérées comme Guifi.net, Freifunk.net, FFDN et beaucoup d'autres.

Cependant, les réseaux communautaires sont systématiquement négligés par les législateurs, et leurs valeurs et modèles mis à mal par de nombreuses réglementations. Aujourd'hui, ces réseaux communautaires demandent un soutien minimum et bien mérité de la part des législateurs. Cette lettre ouverte est signée par 31 réseaux communautaires européens qui représentent plusieurs centaines de milliers de membres et connectant non seulement des citoyens, des TPE et PME, et nombre d'autres structures. Elle explique les différentes menaces auxquelles ces réseaux sont confrontés et formule des propositions pour encourager davantage de diversité dans le secteur des télécommunications.

Cette lettre va être envoyée à la Commission européenne, aux délégations des États-Membres ainsi qu'aux députés européens. Nous espérons que ces institutions se montreront ouvertes à la tenue d'un débat sur les différents sujets abordés dans cette lettre.

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Pour des politiques publiques favorables aux réseaux communautaires et autres fournisseurs d'accès citoyens

Préambule

Nous représentons les réseaux communautaires européens, un mouvement d'organisations qui construisent et gèrent des infrastructures de communication, parfois fédérées au niveau régional ou national. Ces réseaux, dont la plupart offrent l'accès à l'Internet mondial, sont gérés comme des biens communs. Plutôt que la recherche du profit, notre priorité est d'assurer une gouvernance démocratique, l'inclusion sociale, l'éducation, et la protection des droits humains dans le cadre de l'usage des réseaux et des technologies de communication.

Nos organisations diffèrent grandement quant à leurs tailles, le type d'infrastructures réseaux et de cultures politiques. Pourtant, malgré cette diversité, nous partageons l'objectif de construire des réseaux qui répondent aux besoins de communication des femmes et des hommes (plutôt qu'à ceux des objets et des machines), à travers des réseaux construits et gérés par nos communautés, pour nos communautés, en donnant la priorité à la capacitation locale, à l'accessibilité et à la résilience.

Aujourd'hui, nous offrons l'accès au haut débit non seulement à des dizaines de milliers de citoyens et résidents européens en ville ou en zone rurale, mais également à des organisations, notamment des petites et moyennes entreprises, des écoles, des centres de soin, des projets sociaux et culturels, et bien d'autres structures. Dans de nombreux cas, nous avons surpassé les acteurs commerciaux, en fournissant des connexions Internet à la fois moins chères et plus rapides. Grâce à nos infrastructures et nos diverses activités, nous encourageons des expérimentations scientifiques et techniques, aidons des fournisseurs d'hébergement ou de services en ligne à mutualiser les investissements et les coûts, nous encourageons l'alphabétisation et la souveraineté numériques grâce à des ateliers et autres activités d'éducation populaire.

Pourtant, en dépit de nos réussites, les décideurs publics au niveaux nationaux et européen ont jusqu'à présent négligé notre existence et nos besoins en matière de régulation. Pire, la réglementation entrave le plus souvent nos initiatives, compliquant inutilement le travail de nos participants et bénévoles. C'est pourquoi, alors que vous entamez vos travaux sur un code européen des communications électroniques, nous avons décidé de vous écrire pour vous faire part de nos idées et de nos recommandations concernant le futur du cadre juridique et politique applicable à nos activités.

Alléger les contraintes administratives et financières

Tout d'abord, nous vous demandons de revoir le cadre réglementaire et de l'alléger des contraintes inutiles, telles que les charges administratives et la paperasserie qui sont inutiles et illégitimes lorsqu'elles s'appliquent à des entités non marchandes. En Belgique, le coût d'inscription d'un opérateur de télécommunications à l'agence de régulation nationale est par exemple de 676€ à l'inscription, auxquels s'ajoutent les 575€ à verser chaque année (pour ceux dont le revenu est inférieur à un million d'euros, ce qui est le cas pour l'immense majorité des réseaux communautaires). Même de faibles coûts peuvent entraver le développement de petits réseaux qui connectent des dizaines de foyers. En France, en Espagne et en Allemagne, cela est gratuit, ce qui peut expliquer pourquoi les réseaux communautaires sont plus dynamiques dans ces pays. La proposition de code des communications électroniques vise à harmoniser le coût des procédures de déclaration (frais d'inscription) ainsi que les charges administratives (coûts annuels). Dans ce cadre, les législateurs européens doivent s'assurer que les coûts et charges imposés par les agences de régulation nationales sont nuls ou négligeables pour les fournisseurs d'accès Internet non marchands, et qu'elles sont raisonnables et proportionnés pour les micro et petites entreprises. Suivant la même logique, les taxes crées pour être appliquées à de grandes firmes du secteur des telecoms ne devraient pas trouver à s'appliquer aux plus petites entreprises et au secteur non marchand.

Abandonner la responsabilité du fait d'autrui lors du partage d'un accès Internet

Diverses lois cherchent à empêcher ou à décourager le partage d'une connexion Internet entre plusieurs utilisateurs en rendant les personnes responsables (et potentiellement juridiquement responsables) pour toutes les communications faites à travers leurs access wifi, créant des risques juridiques pour les titulaires d'accès qui partagent leurs connexions. En Allemagne, les ayant-droits des industries culturelles ont ainsi utilisé une doctrine de « responsabilité subsidiaire » pour freiner la croissance du mouvement des réseaux communautaires. En France aussi, le loi HADOPI relative au doit d'auteur créent un important risque juridique pour les utilisateurs qui partagent leur accès au réseau à d'autres utilisateurs. Le « simple transport », principe inscrit dans le droit communautaire depuis 2000 dans la directive sur les services de la société de l'information, doit être garanti et étendu aux réseaux sans fil locaux (WLAN) offrant librement des points d'accès. De même, les clauses contractuelles des opérateurs cherchant à interdire à leurs abonnés de partager leurs connexions avec d'autres doivent être interdites. La promotion d'un droit de partager des connexions Internet est d'autant plus vitale compte tenu des crises économiques et écologiques, ainsi que de l'augmentation rapide des populations qui ne peuvent s'offrir d'accès à Internet. Dans ce contexte, le partage des connexions peut jouer un rôle essentiel en favorisant une utilisation plus équitable et durable des infrastructures de télécommunication.

Étendre les communs dans le spectre hertzien

Ce ne sont pas seulement les points d'accès Internet sans fil qui peuvent être partagés, mais aussi l'infrastructure immatérielle sur laquelle les signaux radios voyagent~: les fréquences hertziennes. Le Wi-Fi, en temps que portion du spectre non-soumis à licence et par conséquent géré comme un bien commun, est un atout clef pour les réseaux communautaires désirant installer des infrastructures dites de « boucle locale » abordables et flexibles. Toutefois, la quantité des bandes Wi-Fi est actuellement très limitée. Elles sont non seulement sujette à congestion dans les zones densément peuplées, mais également menacées par de nouveaux standards techniques qui utilisent la bande de fréquence dite ISM (comme le LTE-U) et nuisent à la fiabilité des communications Wi-Fi. Enfin et surtout, les bandes de fréquence existantes pour le Wi-Fi (5.6Ghz et 2.4Ghz) ont des contraintes physiques qui les empêchent d'être utilisées pour des liens radio longue distance. Face à de tels défis, une nouvelle approche des politiques des fréquences est nécessaire. Les responsables politiques devraient étendre les bandes Wi-Fi non soumises à licence. D'autres types de fréquences doivent également être rendues accessibles soit sans licence (scénario idéal) ou, si ce n'est pas possible, sur la base d'autorisation préalables abordables et flexibles. Les bandes de fréquence concernées incluent notamment les « espaces blancs » dans les fréquences basses (qui permettent des liens longue distance peu chers et résilients), tout comme les bandes 12Ghz et 60Ghz (pour lesquelles l'équipement radio est abordable et peut nous aider à mettre en place des liens radio point-à-point à bande passante élevée). Une fois rendues accessibles aux réseaux communautaires, ces fréquences faciliteront
grandement le déploiement et l'expansion d'infrastructures sans fil peu chères et résistantes.

Mettre à jour les règles dites d'« open access » dans les infrastructures télécom

Les réseaux construits avec l'argent public doivent eux aussi être traités comme des biens communs et, de ce fait, échapper à la mainmise d'une seule entreprise. Aujourd'hui leur gestion et leur exploitation est souvent déléguée par les pouvoirs publics à des entreprises d'opérateurs réseaux. Ces délégataires adoptent le plus souvent des schémas tarifaires conçus pour les plus gros fournisseurs d'accès, et interdisent aux plus petits acteurs de s'y interconnecter pour fournir des accès aux populations qui y sont raccordées. L'accès à ces réseaux financés publiquement doit donc être garanti aux structures sans but lucratif comme les réseaux communautaires et aux petites entreprises, à un coût raisonnable et proportionnel. De même, les réseaux communautaires n'ont souvent pas accès aux infrastructures locales privées des gros opérateurs, en dépit du fait qu'elles sont souvent la seule solution pour connecter de nouveaux adhérents . En effet, dans plusieurs marchés européens, le déploiement des réseaux de fibre optique reproduit les conditions monopolistiques sur les boucles locales/circuits locaux avec des systèmes tarifaires qui empêchent les petits acteurs d'accéder à ces réseaux privés. Les responsables politiques et régulateurs doivent donc s'assurer que toutes les zones soient couvertes par au moins un opérateur télécom fournissant une offre "bitstream" accessible aux petits acteurs.

Protéger le logiciel libre et la liberté de l'utilisateur dans l'équipement radio.

En 2014, l'Union européenne a adopté la directive 2014/53 sur l'équipement radio. Même si la directive poursuit des buts louables, elle risque en réalité d'entraver le développement des réseaux communautaires. Les réseaux communautaires ont généralement besoin de remplacer le logiciel installé par le constructeur dans les équipements radio par du logiciel libre spécialement conçu pour répondre à leurs besoins, un processus collectif qui améliore la sécurité et encourage le recyclage du matériel, entre autres bénéfices. L'article 3.3(i) de la-dite directive crée une pression juridique sur les constructeurs d'équipements radio afin qu'ils s'assurent de la conformité du logiciel installé sur ces appareils avec le cadre réglementaire européen. Il en résulte un fort encouragement à ce que les constructeurs verouillent leurs appareils et empêchent les modifications par des tiers sur leurs matériels. Nous demandons dès lors aux législateurs d'introduire une exception générale pour tout logiciel libre installé sur des appareils radio par les utilisateurs finaux et opérateurs (ces derniers étant responsables si leur logiciel en cas d'infraction au cadre réglementaire), afin que les droits des utilisateurs soient sauvegardés.

Abroger les obligations de conservation indiscriminée des données

Les réseaux communautaires s'efforcent de protéger les droits humains dans le cadre de l'exploitation des réseaux de communication, et en particulier le droit à la vie privée et la confidentialité de la communication. À ce titre, nous nous félicitons des récentes décisions de la Cour de justice de l'Union européenne selon lesquelles la conservation généralisée des données de connexion viole la Charte des droits fondamentaux. Toutefois, nous sommes très préoccupés par la volonté de plusieurs États membres de contourner ces décisions pour protéger les capacités de surveillance généralisée. Alors que les législateurs de l'Union européenne commencent à discuter de la refonte de la directive ePrivacy sur la protection de la vie privée, nous les invitons à s'opposer à toute obligation générale et indifférenciée de conservation des données, et à combler les lacunes du droit communautaire afin de s'assurer que seules des obligation de conservation limitées dans le temps et ciblant des personnes pour lesquelles existe un soupçon légitime de lien avec une infraction pénale grave, puissent être imposées aux hébergeurs et fournisseurs d'accès.

Apporter un soutien public direct et ciblé

D'innombrables autres politiques peuvent contribuer à soutenir le développement des réseaux communautaires et renforcer les bénéfices significatifs qu'induisent leur modèles. De telles politiques incluent notamment l'octroi de petites bourses, de financements participatifs ou de subventions pour aider nos groupes à acheter des serveurs et des équipements radio, à communiquer autour de leur initiative ; le fait de leur faciliter l'accès à des infrastructures publiques (par exemple, le toit d'un immeuble public pour installer une antenne) ; le soutien publiques à leurs recherches sur la transmission radio, les méthodes de routage, le logiciel ou le chiffrement. Comme de nombreuses collectivités locales ont pu le constater, le soutien aux réseaux communautaires est une bonne option. Alors que les législateurs de l'UE avancent sur le projet WiFi4EU, nous tenons à vous rappeler que nous avons été les pionniers de la fourniture de points d'accès publics gratuits. Nous pensons que les fonds publics investis dans cette initiative devraient avant tout s'adresser à des groupes qui poursuivent une logique vertueuse de création de groupes locaux, capables de favoriser l'autonomisation et la cohésion des communautés locales, encourager une plus grande diversité d'acteurs et donc la concurrence, et d'atteindre les mêmes objectifs politiques pour une fraction du coût facturé par les opérateurs de télécommunications traditionnels.

Ouvrir le processus d'élaboration des politiques publiques en matière télécom aux réseaux communautaires

Bien que nous ayons réussi à tisser des partenariats avec les municipalités et les autorités publiques locales, nous demandons aux régulateurs nationaux et européens d'accorder plus d'attention à nos activités lors de la rédaction de la réglementation. Les réseaux communautaires disposent à la fois de l'expertise et de la légitimité pour prendre pleinement part aux débats techniques et juridiques sur la politique de déploiements des réseaux télécoms, dans laquelle les FAI traditionnels et commerciaux sont surreprésentés. Les réseaux communautaires peuvent apporter une vision éclairée à ces débats, et permettre un processus d'élaboration des politiques publiques plus adaptées à l'intérêt général.

Vous remerciant pour votre attention, nous sommes impatient de pouvoir discuter plus avant avec vous des ces importants sujets,

VPN Aquilenet : mise en service et FAQ

Le service VPN d'Aquilenet est en place ! Pour y souscrire, soit on est déjà membre de l'association et il suffit de commander dans l'espace adhérent, soit on n'est pas encore adhérent, et on peut adhérer et commander un VPN en même temps. L'abonnement est ensuite de 5€/mois. Le service est tout jeune mais fonctionne très bien.

Afin de bien comprendre en quoi consiste un VPN, comment il est mis en place chez Aquilenet, quelles sont ses limites, ... nous avons répondu à quelques questions. Une FAQ plus complète est disponible sur la page dédiée.


À quoi ça sert ?
Un dessin est souvent la solution la plus parlante. On peut y voir deux exemples d'accès :

  • Un accès standard (en haut), ne transitant que par le FAI. Dans ce cas, le FAI voit le trafic qui passe chez lui.
  • Un accès par le VPN Aquilenet (en bas). Le FAI ne voit alors que des données chiffrées, sans moyen d'en identifier le contenu ou la provenance.

Fonctionnement VPN


Combien ça coûte ?
Ce service est proposé à 5€/mois. Comme pour l'abonnement ADSL, une formule moins chère est possible pour ceux qui ont des moyens limités.


Qu'est-ce qui est chiffré pour mon FAI actuel (URL, contenu, etc) ?
Par défaut, tout passe par le VPN, et donc votre FAI actuel ne verra qu'un flux de paquets à destination de Aquilenet, sans avoir aucun moyen de savoir ce que ces paquets contiennent ni à qui ils sont réellement destinés. C'est pour cette raison que cette technique se nomme "tunnel VPN".


Est-ce que tous les ports sont ouverts ?
Oui, les adresses IP v4 et v6 fournies via ce VPN sont complètement ouvertes sur tous les ports, nous ne faisons aucun filtrage. Bref, un vrai accès Internet.


Quelles informations Aquilenet conserve sur mes connexions via le VPN ?
Ce que dit actuellement la loi : à quel moment quelle adresse IP a été utilisée par lequel de nos adhérents, et depuis quelle adresse IP. Si la justice fait une demande en bonne et dûe forme, nous fournirons ces renseignements.


Le VPN me protège-t-il davantage contre les atteintes aux libertés fondamentales induites par la Loi Renseignement ?
Il évite une éventuelle sonde qui serait placée chez votre FAI. Il n'évite cependant pas une sonde qui serait placée entre Aquilenet et le site avec lequel vous communiquez. L'adresse IP exposée est cependant celle que vous aura attribué (éventuellement dynamiquement) le serveur de VPN, et seul ce serveur saura qui est derrière, et seul un juge peut demander à avoir ce renseignement.

Ça vous dérange pas si je regarde, hein ?

Par Samuel Thibault le jeudi 23 avril 2015, 16:15

* Vous postez une vidéo et vous demandez à un ami de vérifier si elle passe bien chez lui ? L'algorithme de la boîte noire va déjà regarder ce que vous faites d'un peu plus près.
* Vous vous connectez au réseau de votre entreprise de manière sécurisée pour travailler à distance ? L'algorithme confirme le soupçon...
* Vous utilisez un VPN pour travailler avec des collègues outre-atlantique ? L'algorithme envisage le pire !

Ce scénario n'est pas une exagération, c'est même justement l'exemple qui a été donné par le gouvernement en séance à l'assemblée. Les boîtes noires proposées par l'article L. 851-4 de ce projet de loi regarderont passer tous nos agissements, pour détecter ceux qui ressemblent à des activités terroristes, tels ceux cités ci-dessus. On le voit, et les experts le confirment, les faux positifs seront très probables, on est loin d'une analyse limitée aux terroristes !

Il a fallu que d'importants hébergeurs de sites web menacent de quitter le territoire pour que le gouvernement accepte que les boîtes noires ne puissent pas être installées en procédure d'urgence, et que le contenu du trafic ne leur soit pas fourni. Mais sans même regarder le contenu, regarder à quoi ressemblent tous nos agissements, même si c'est une machine qui fait l'analyse, c'est déjà une intrusion très lourde dans nos vies privées, or ce texte permet de le faire pour tout le monde !

Alors bien sûr, on peut avoir envie de faire confiance au gouvernement actuel et penser qu'il n'y aurait pas d'abus dans les quelques années à venir. Mais la loi va rester, alors que le gouvernement va changer, et avec lui éventuellement la qualification "terroriste". Une fois les boîtes noires mises en place, rien ne nous dit quels algorithmes les gouvernements futurs y mettront. Syndicats, journaux, partis politiques, etc. pourraient se retrouver sous surveillance systématique comme ils le sont déjà en Chine. Avec un tel risque, où est passée notre démocratie ?

Aquilenet s'oppose fermement à cette proposition de loi et a rejoint l'appel à pétition "Ni pigeons ni espions" auprès d'un millier d'autres acteurs du numérique français http://ni-pigeons-ni-espions.fr/

Ce projet de loi est en procédure accélérée, ce qui est incroyable pour un texte touchant d'aussi près à notre vie privée, et seuls 5 députés ont voté contre ces boîtes noires.
Avant le vote final du 5 mai, contactez votre député ! https://sous-surveillance.fr/

Pour aller plus loin, quelques liens complémentaires:
- Une pétition qui réunis 130 000 signatures (à cette heure): Pétition Change.org
- Numérama: L'assemblée adopte les boîtes noires qui surveilleront votre comportement
- Le Monde: Suspect terroriste: pourquoi la loi sur le renseignement n'aurait pas changé grand chose
- Basta!: Lettre à ceux qui s'en foutent
- Mediapart: Loi sur le renseignement: un attentat aux libertés Loi renseignement : la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) s'alarme d'une surveillance de masse
- Rue89: L’algorithme du gouvernement sera intrusif et inefficace. On vous le prouve et la suite Cazeneuve et Rue89 : comment croire un ministre de l’Intérieur ?
- New York Times: The French Surveillance State
- Arrêts sur Images: Une fois de plus, j'ai cherché le "Big Brother" du Monde, En vain ! de JM Manach
- L'hébergeur historique Alternet.org ferme ! http://altern.org/

Jeudi 19 MARS à 20h30 : SURVEILLANCE DE L’INTERNET : LA SOCIÉTÉ SOUS CONTRÔLE ?

Par sacha le mercredi 25 février 2015, 13:01

La projection du film Citizenfour: Edward Snowden, le « quatrième citoyen » Jeudi 19 MARS à l'Utopia de Bordeaux à 20h30 sera suivie d’un débat : SURVEILLANCE DE L’INTERNET : LA SOCIÉTÉ SOUS CONTRÔLE ?
Soirée organisée par Altermondes, média citoyen libre et indépendant, à l’occasion de la sortie de son nouveau numéro consacré à la surveillance de l’internet. En partenariat avec le RADSI (Réseau Aquitain pour le Développement et la Solidarité Internationale), d'Aquilenet et du Labx. Débat animé par David Eloy, rédacteur en chef d’Altermondes,avec Adrienne Charmet, porte-parole de La Quadrature du Net, Alexandre Borrut d’Aquilenet, et Dominique Curis, membre d’Amnesty International France.

Pour cette soirée, achetez vos places à l’avance, à partir du Lundi 9 Mars

Film documentaire de Laura POITRAS USA / Allemagne 2014 1h53 VOSTF
avec Edward Snowden, Glenn Greenwald, William Binney, Jacob Appelbaum, Ewen MacAskill...
Citizenfour a remporté un oscar 2015 mérité pour le meilleur documentaire.

Citizenfour est un document exceptionnel et sidérant, à la fois l’Histoire filmée en train de se produire, le portrait passionnant du plus célèbre lanceur d’alerte des années 2000, et sans doute le film le plus emblématique de l’atmosphère des années post-11 Septembre.

Janvier 2013. Laura Poitras travaille depuis deux ans sur le troisième volet d’une trilogie consacrée à l’Amérique d’après les attentats du World Trade Center. Elle veut traiter des dérives sécuritaires américaines. Autant dire qu’elle est déjà « ciblée » par la NSA, et familière des fouilles systématiques quand elle entre sur le sol US. Elle est alors contactée par un correspondant anonyme, sous le pseudonyme de « Citizenfour », qui lui donne des instructions pour chiffrer leur correspondance, dans le but de lui transmettre des informations confidentielles. Il lui demande d’impliquer le journaliste du Guardian Glenn Greenwald, connu pour son travail d’investigation en 2010 sur l’arrestation et la détention de Bradley Manning, qui avait communiqué des documents militaires classifiés à Wikileaks.

Cinq mois plus tard, comme dans un roman de John Le Carré, Poitras et Greenwald rencontrent secrètement celui qu’ils ne connaissent encore que sous le pseudonyme de « Citizenfour » dans une chambre d’hôtel de Hong Kong. Un reporter aguerri du Guardian, Ewen MacAskill, est aussi appelé en renfort afin de s’assurer que la réputation du prestigieux quotidien soit protégée dans cette affaire. Durant huit jours, filmé par Laura Poitras, Edward Joseph Snowden, informaticien travaillant pour la NSA, va révéler aux deux journalistes un volume considérable de documents décrivant les programmes de surveillance mondiaux mis en place par la NSA, tels la collecte des données de grandes entreprises du web (Facebook, Google, Apple...) par le programme PRISM, l’espionnage de câbles sous-marins de télécommunications intercontinentales, et d’institutions internationales comme le Conseil européen à Bruxelles ou le siège des Nations Unies...

Durant huit jours, on voit Edward Snowden se livrer à la caméra et aux journalistes, préparant la publication des révélations, s’attendant à tout moment à voir la NSA débarquer dans la chambre. Huit jours surréalistes et baignés d’une telle paranoïa que la situation prend même des allures comiques (la scène incroyable où Snowden tape son mot de passe sous une serviette, piquant un fou
rire nerveux avec les journalistes). La révélation principale de ce documentaire, c’est la personnalité de Snowden, d’une lucidité, d’une intelligence et d’un courage admirables, et comment lui et les journalistes ont planifié les révélations pour qu’elles atteignent leur but et ne soient pas noyées dans le flot médiatique.

Citizenfour pose des questions éthiques fondamentales. À quel point la protection d’une population peut-elle se faire au détriment de libertés individuelles et au mépris de la vie privée ? Jusqu’où un gouvernement peut-il tenir des citoyens dans l’ignorance de ses actes en prétextant que c’est pour leur propre bien ? Est-il légitime d’enfreindre la loi afin de dénoncer de telles pratiques ? Autant dire que le film de Laura Poitras est captivant et salutaire.

Source:
http://salles.cinemas-utopia.fr/bordeaux/index.php?id=2889&mode=film
Compléments d'information:
http://redd.it/2wwdep
http://ldn-fai.net/je-nai-rien-a-cacher/

<3

Compte rendu de l'atelier WiFi au L@bx

Par ftessier le mardi 09 décembre 2014, 08:30

Tout d'abord un grand merci au L@bx qui nous a accueilli pour cet atelier WiFi ! La soirée a mobilisé du monde venant des deux associations et s'est avérée très constructive. Parmi les points notables :

- Installation d'OpenWRT sur les NanoStations M5 qui étaient encore sous AirOS ;
- Configuration des bornes pour un premier test de connexion ;
- Validation sur une topologie en étoile : un point central en "Access point (WDS)" et trois clients ;
- Configuration d'un des clients en passerelle vers Internet (règles iptables, IP forward, ...) ;
- Plein d'informations sur les problématiques de déploiement, entre autres grâce à un intervenant de chez Tetaneutral : Michael Siccardi.

On a clairement fait un grand pas en avant \o/ Il est donc fort probable que nous renouvelions rapidement l'expérience pour partager les connaissances de chacun et continuer à faire avancer ce projet citoyen.

Une page de notre wiki reprend déjà une partie du travail effectué. Elle nécessite encore quelques ajouts pour que ce soit complet. Tout est là.

Aquilenet V2 - Atelier au L@BX le 2/12/14: Construction d'un réseau citoyen (architecture réseau/OpenWRT/Wifi)

Après cinq ans d'existence et la fourniture d'accès ADSL, Aquilenet s'est fixé pour objectif cette année de fournir des accès wifi directionnels, pour un réseau indépendant et citoyen pour tous !

Comme le font par exemple nos camarades de Tetaneutral ou de Sames Wireless, nous souhaitons fournir des accès Internet (IP fixe v4 et v6) via un réseau wifi directionnel.
Ceci se construit avec des antennes point à point, généralement deux par abonnés (une pour recevoir une pour envoyer). Les antennes sont petites et ne doivent avoir aucun obstacle entre elles pour pouvoir se parler (on parle de visée à vue).
Un wifi directionnel contrairement au wifi omnidirectionnel qui est utilisé un peu partout offre de nombreux avantages pour un fournisseur d'accès Internet et ses utilisateurs:

  • Facilité d'installation, pas besoin de ligne téléphonique, ni de compte en banque
  • Des débits symétriques pouvant aller jusqu'à 100Mbs
  • Une pollution réduite (nous sommes en dessous de la pollution des réseau téléphoniques sans fils ou des wifi omnidirectionnels. Pour approfondir c'est par ici.
  • Contrairement à l'ADSL nous pouvons choisir les endroits où nous souhaitons aller, c'est du maillage => couverture des zones blanches.
  • Le coût est celui d'une antenne, contrairement à l'ADSL où l'association gagne à peu près 1€ par abonnement, un abonnement de 20€ irait quasiment dans sa totalité à l'association ce qui lui permettrait de développer son réseau et des accès gratuits pour les moins bien lotis.
  • Un réseau indépendant où ce sont les adhérents qui le construisent et qui en sont propriétaires.
  • Une portée de plusieurs kilomètres à des dizaines suivant les antennes utilisées !
  • Ce réseau peut se construire de plusieurs manières pour sortir sur Internet soit avec une sortie de notre datacenter, soit avec des abonnés fibre ou ADSL sympathisants qui partagent leur connexion.

    Nous avons un premier point de départ qui partirait d'ici avec un lien 100Mbps. Si vous voyez votre bâtiment sur cette photo on a du réseau pour vous ;)

    Dans tous les cas ces portes de sorties passent par notre infrastructure ce qui nous permet de donner des adresses IP fixes Aquilenet.

    L'intérêt pour nous est de construire un réseau citoyen indépendant, qui demande peu de compétences pour être déployé.
    Afin de préparer ce déploiement, nous organisons un atelier visant à préparer l'infrastructure qui permettra de porter ce réseau.
    L'atelier technique tournera autour d'OpenWRT et de la possibilité de l'intégrer sur du matériel Ubiquiti, ce qui nous permettrait de nous affranchir des firmwares propriétaires.
    D'autre part nous étudierons les différentes solutions possibles pour créer un tunnel IP (GRE, OpenVPN...) et l'intégration d'OSPF (routage).

    => Un atelier aura lieu chez nos camarades du L@BX le mardi 2 décembre à partir de 19h qui se trouve à La Fabrique POLA située à l'ancien centre de tri de Bègles ici <=

    TERRORISTEN !!!

    Par sacha le mardi 16 septembre 2014, 22:45

    C'est sous ce titre, que l'on voyait apparaître dans les avis de recherche de la Fraction Armée Rouge [1], que nous allons parler d'un nouveau projet de loi « terrorisme » engagé en procédure accélérée. Cela nous concerne tous, car nous allons bientôt tous pouvoir être considérés comme des terroristes potentiels.

    Le Projet de loi «renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme » [2] présenté en procédure accélérée par M. Bernard CAZENEUVE, Ministre de l'Intérieur.
    Au menu de ce projet de loi, une interdiction administrative de sortie du territoire pour «faire face à la recrudescence de départs de jeunes Français vers des zones où l’apprentissage de la lutte armée peut se doubler d’un embrigadement idéologique.»
    Outre des dispositions de loi basées sur des concepts relativement discutables et qui dans tous les cas auraient mérité un réel débat, le texte aborde aussi des mesures visant à bloquer des sites Internet.

    Pour comprendre l'intérêt d'une loi, ne pas s'intéresser au contexte ni à l'objectif, mais au contenu.
    Celle-ci est particulièrement simple à décrypter: l'impact sur les présumés terroristes est quasi nul, celui sur les libertés individuelles maximum.
    En effet, selon le Syndicat de la magistrature: "Non seulement ce projet examiné dans le cadre d’une procédure accélérée, multiplie les pouvoirs exorbitants de l’Etat sur les personnes suspectées mais de plus il vise la population dans son ensemble.
    Les citoyens ne doivent pas se méprendre : nul n’est à l’abri, car, en fait de lutte contre le terrorisme, les mesures envisagées portent gravement atteinte aux libertés fondamentales de tous et dénaturent une société qui bascule dans la suspicion et la surveillance généralisées"[3]
    Le texte du projet de loi contient entre autre :
    - surveillance administrative (sans contrôle judiciaire)
    - interdiction de sortie du territoire (sans contrôle judiciaire)
    - loi sur la presse: "au nom de la lutte anti-terroriste, le législateur, par l’exclusion des délits d’incitation et d’apologie de son champ d’application, rogne encore sur la loi sur la presse de 1881. Loi fondatrice et fondamentale, qui protège avant tout la liberté d’expression des risques d’une trop hâtive et trop large pénalisation des discours critiques de l’ordre établi"[3]
    - contournement, ou plutôt détournement du pouvoir judiciaire

    Quant à la partie qui nous préoccupe plus particulièrement, celle du contrôle de l'information des citoyens,
    elle se situe dans la continuité de tentatives, le plus souvent avortées, de contrôle de l'information des citoyens, des sources de journalistes, de
    criminalisation des lanceurs d'alerte, de "collaboration" des intermédiaires techniques et de renforcement du droit d'auteur.
    On retrouve ici le même esprit que la hadopi, acta, lsi, lcen, dadvsi, loppsi, et cætera

    Selon la quadrature du net :
    "la censure par le gouvernement, les atteintes à la liberté de communication et d'information ne sauraient être justifiées par cette grossière instrumentalisation de la peur.
    Le parlement joue gros dans ce débat : si nos élus ne sont pas capables d'obtenir le retrait du projet de loi ou de l'amender au fond,
    un nouvel et grave affaiblissement des droits fondamentaux en résultera...nous devons réagir"[4]

    Vraisemblablement seule une large mobilisation amènera les "députés" à ne pas ... enregistrer.

    [1] http://taeterinnen.de/wp-content/uploads/2009/01/daf3554ab8347118cb42ed3...
    [2] http://www.assemblee-nationale.fr/14/projets/pl2110.asp
    [3] http://www.syndicat-magistrature.org/Protegeons-la-democratie-contre.html ; Syndicat de la magistrature
    [4] https://www.laquadrature.net/fr/loi-cazeneuve-bientot-tous-presumes-terr...

    Voir aussi:
    http://presumes-terroristes.fr ; la Quadrature du net
    http://blog.fdn.fr/?post/2014/09/07/pjl-cazeneuve-le-filtrage-administra...

    Sauvons la Neutralité du Net

    Par ftessier le mercredi 02 avril 2014, 12:44

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    Blague en retard du 1er Avril? Si seulement...

    Demain, les eurodéputés vont voter sur le futur de la Neutralité du Net au sein de l'Union européenne. Le texte tel qu'il sera présenté rendra l'offre ci-dessus possible par les opérateurs. Des amendements ont d'ores et déjà été déposés pour garantir la Neutralité du Net et sauver l'Internet ouvert que nous connaissons. Il est de notre devoir à tous de contacter nos eurodéputés afin qu'ils valident ces amendements. N'oubliez pas : ce sont nos représentants, nous ne devons pas laisser les lobbies s'emparer de leurs voix. La Quadrature du Net se bat depuis plusieurs mois déjà pour que le texte actuel soit rejeté ou au moins amendé pour garantir nos libertés sur Internet. Un site web explique très bien les enjeux de ce vote et les moyens de contacter les eurodéputés : http://savetheinternet.eu/fr/ . Il est cependant à noter que le coup de téléphone reste l'arme la plus efficace pour que le message passe auprès de nos représentants Européens. Il est encore temps d'agir avant demain ! Faisons entendre notre voix !